Cote/Cotes extrêmes
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Importance matérielle
Origine
Biographie ou Histoire
L'usine élévatoire de Colombes est mise en service à partir de 1895. Elle a pour fonction de relever les eaux d'égout acheminées depuis l'usine de Clichy au moyen de l'émissaire général. Les eaux relevées à Colombes franchissent la Seine au niveau du pont-aqueduc d'Argenteuil avant d'irriguer les 1 400 hectares des terres d'épandage de la plaine agricole d'Achères.
Sur le site de Colombes, une première usine élévatoire, dite « usine A », est inaugurée en 1895. Elle est doublée par la construction d'une « usine B » mise en service en 1901. Elles se composent chacune de deux halles à ossature métallique et remplissage de brique construite par l'entreprise Moisant-Laurent-Savey à qui l'on doit aussi la Gare de Lyon, le Grand Palais et la Gare d'Orsay.
En 1902, les deux usines comptent 18 groupes élévatoires actionnés par des machines à vapeur alimentées au charbon, pour une puissance nominale de 5500 chevaux. Leur fonctionnement est alors assuré par 162 ouvriers. Les deux usines sont progressivement électrifiées avec l'installation de deux premières pompes électriques en 1911. Le site dispose également d'un bassin de dégrossissage dans lequel les matières lourdes (détritus, vases et fumiers) présentes dans les eaux d'égout se déposent. Extraites par des dragues, elles sont ensuite évacuées par péniche puis transformées en engrais. Cette infrastructure de prétraitement est doublée en 1912 avec l'ajout d'un nouveau bassin.
Le site de Colombes accueille également, à partir de 1916, une station expérimentale d'épuration. Dans les années 1920, cette dernière met à l'essai la technique d'épuration biologique par boues activées, qui sera ensuite déployée à grande échelle dans l'usine d'Achères, mise en service en 1940.
Les bâtiments de l'usine A sont détruits par les bombardements alliés en 1942. Ses vestiges sont ensuite totalement rasés en 1954. L'usine B est quant à elle préservée et le site maintient son activité de relevage jusqu'en 1996. Les épandages sont quant à eux interdits en 2001.
À partir des années 1980, le site expérimental de Colombes accueille un Centre de Recherche Interdépartemental pour le Traitement des Eaux Résiduaires (CRITER) chargé de l'étude à l'échelle industrielle des procédés de traitement des eaux usées.
En 1998, l'ancien centre expérimental de Colombes est remplacé par une nouvelle usine d'épuration. Le centre de recherche CRITER et ses laboratoires, maintiennent leur activité sur le site de Colombes, dans de nouveaux locaux aménagés à l'occasion de la construction de la nouvelle usine. La grande halle de l'usine B, classée aux monuments historiques en 1995, est préservée. Elle accueille depuis 2007 la Cité de l'Eau. Cette dernière comprend des espaces de formation pour le personnel du SIAAP ainsi qu'une infothèque.
Le pont-aqueduc d'Argenteuil, mis en service en même temps que l'usine en 1895, permet aux eaux d'égout relevées à Colombes de franchir la Seine. Cet ouvrage d'art de 250 mètres de long, en structure métallique et piliers de pierre, porte sous son tablier quatre conduites pour le transport des eaux usées. Il accueille également des conduites de gaz et un axe routier reliant les communes d'Argenteuil et de Colombes. En juin 1940, le pont est partiellement détruit par le génie français pour protéger Paris de l'invasion allemande. Il est remis ensuite en service au cours de l'année 1941.
Modalités d'entrées
Entré le 07/05/2018
Présentation du contenu
Ce fonds concerne la construction de l'usine élévatoire de Colombes et son exploitation, de sa mise en service en 1895 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il comprend des documents relatifs à l'électrification de l'usine, la gestion de son personnel et des dommages causés par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs carnets d'attachement renseignent également sur la comptabilité et l'exploitation de l'usine durant l'entre-deux-guerres.
Il se compose, d'autre part, de documents traitant de la construction puis de l'entretien du pont-aqueduc d'Argenteuil. On y trouve des éléments sur la destruction du pont au cours de la Seconde Guerre mondiale ainsi que sur les rénovations réalisées tout au long du XXe siècle.
Enfin, la sous-série 8FH comprend un ensemble de documents relatifs à l'exploitation du centre expérimental de Colombes à partir de 1916. On y retrouve des documents comptables, des plans des installations épuratoires ainsi que des rapports d'activité.
Ce fonds complète la sous-série 3FH portant sur la construction et l'exploitation de l'usine de Colombes et du pont aqueduc d'Argenteuil. Il est essentiel pour appréhender le rôle du pont-aqueduc d'Argenteuil dans le réseau d'assainissement parisien et permet d'interroger la complexité technique et administrative de sa gestion, l'édifice accueillant également des conduites de gaz et un axe routier important. Il permet par ailleurs l'étude de l'exploitation du site expérimentale de Colombes à travers le détail de sa comptabilité et de ses rapports d'activité.
Conditions d'accès
Fonds accessible sur réservation auprès des archives du SIAAP. Les cotes 8FH/8 et 8FH/9 sont non communicable.
Conditions d'utilisation
La reproduction et la diffusion de document est soumise à une demande d'autorisation auprès des archives du SIAAP.
Autre instrument de recherche
3FH - Vie de l'usine élévatoire de Colombes, du pont aqueduc d'Argenteuil et du Centre expérimental de Colombes
7FH - Colombes CRITER
Cote/Cotes extrêmes
Date
Caractéristiques physiques
Évaluation, tris et éliminations, sort final
conservation
Conditions d'accès
Communicable
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Particularité physique
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NC Sur autorisation uniquement
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