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Importance matérielle
Origine
Biographie ou Histoire
L'usine élévatoire de Pierrelaye est mise en service en 1899. Elle a pour fonction de relever les eaux d'égout acheminées par les usines de Clichy et de Colombes, et dérivées de l'émissaire général au moyen de la Branche de Méry. Elle permet, au début du XXe siècle, l'irrigation des champs d'épandage des régions de Méry-Pierrelaye et Carrières-Triel.
Construite à partir de 1896, l'usine comporte deux halles, une abritant les groupes élévatoires et l'autre les générateurs de vapeur qui les alimentent. Les halles se constituent d'une ossature métallique avec remplissage de brique, ainsi que de verrières latérales et zénithales.
Au début des années 1900, l'usine dispose de sept groupes élévatoires actionnés par des machines à vapeur alimentées au charbon, pour une puissance nominale de 1100 chevaux. Son fonctionnement est alors assuré par une trentaine d'ouvriers.
En 1902, la surface des terres irriguées dans la région de Méry-Pierrelaye atteint 2 150 hectares. La Ville de Paris est propriétaire de 470 hectares, tandis que les 1680 hectares restants appartiennent à des propriétaires privés. Les terres appartenant à la Ville se composent des domaines de Méry et de Saint-Ouen-l'Aumône, ainsi que de la ferme de La Haute Borne. Elles sont louées à des exploitants devant respecter des volumes d'irrigation minimum imposés par les services d'assainissement. Les terres appartenant à des propriétaires privés sont dites en « irrigation libre », c'est-à-dire que les cultivateurs utilisent les eaux d'égout en fonction des besoins de leurs cultures.
L'entretien des canalisations et des bouches d'irrigation ainsi que l'ensemble des chemins de la région d'épandage de Méry-Pierrelaye est assurée par une vingtaine de cantonniers, agents de la ville de Paris, au début des années 1900.
L'électrification du site de Pierrelaye s'effectue tardivement. Contrairement aux usines de Clichy et de Colombes qui achèvent leur transition vers l'électrique dans l'Entre-deux-guerres, il faut attendre les années 1950 pour que l'usine de relevage de Pierrelaye soit équipée de sept électro pompes de 200 chevaux.
Les surfaces d'épandage diminuent progressivement dans la seconde moitié du XXe siècle, avant que la technique ne soit interdite en 2001, mettant ainsi fin à l'activité de relevage des eaux usées. Cela ne marque pour autant pas la fin du fonctionnement du site de Pierrelaye. L'usine, dont la halle historique est encore aujourd'hui préservée, assure le relèvement d'eaux épurées pour irriguer des cultures non-alimentaires alentours.
Modalités d'entrées
Entré le 10/12/2021
Présentation du contenu
La sous-série 1006W porte sur l'exploitation de l'usine élévatoire Pierrelaye et des champs d'épandage de la région de Méry-Pierrelaye, ainsi que sur la gestion de leur personnel. Elle contient des registres relatifs à l'activité des ouvriers de l'usine de Pierrelaye et des cantonniers employés sur les terres de la ferme de la Haute-Borne. Ces registres répertorient de façon journalière le personnel présent, son affectation et ses missions.
Ce fonds comporte également de nombreux éléments sur la gestion des épandages dans la région de Méry-Pierrelaye. Il conserve, pour la période 1906-1930, des registres journaliers sur la distribution des eaux d'égout dans les champs d'épandage de cette région. Ils rapportent la répartition et les volumes d'eau distribués pour chaque parcelle ainsi que la nature des cultures concernées.
Par ailleurs, il comprend des documents et des plans sur l'aménagement et le fonctionnement des groupes de pompages de l'usine de Pierrelaye. Enfin, il revient sur l'avenir de l'usine de Pierrelaye après l'interdiction de la pratique des épandages en 2001 avec un ensemble de documents de travail, rapports et correspondances produit aux débuts des années 2000.
La sous-série 1006W permet d'étudier la répartition et l'organisation du travail quotidien des ouvriers de l'usine de Pierrelaye et des cantonniers en charge de l'entretien du réseau d'irrigation de la région de Méry-Pierrelaye. Elle permet d'autre part, à travers le cas de Pierrelaye, d'interroger les politiques de reconversion des usines de relevage après l'interdiction des épandages agricoles.
Conditions d'accès
Fonds accessible sur réservation auprès des archives du SIAAP.
Conditions d'utilisation
La reproduction et la diffusion de document est soumise à une demande d'autorisation auprès des archives du SIAAP.
Autre instrument de recherche
2FH - Travaux et exploitation de l'usine de Pierrelaye et de la région de Méry-Pierrelaye
11FH - Epandage. Régions de Gennevilliers, de Méry-Pierrelaye, de Carrières-Triel
15J - Plans historiques. Achères, Bassin du Talon de Botte, Chemin des Bœufs, Domaine de Maubuisson, Domaine Picquenard, Ferme de Fromainville, Ferme de la Ballastière, Ferme de la Garenne, Ferme des Noyers, Ferme du Barrage, Ferme Haute Borne, Fonceaux, Irrigations, Liesse, Mery, Pierrelaye.
1008W - Gestion patrimoniale de la région et de l'usine de Pierrelaye
1009W - Usine de Pierrelaye et sa région : travaux
Cote/Cotes extrêmes
Date
Particularité physique
Évaluation, tris et éliminations, sort final
conservation
Conditions d'accès
Communicable
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Particularité physique
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