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Origine
Biographie ou Histoire
L'usine élévatoire de Clichy est mise en service en 1869. Elle a pour fonction de relever les eaux d'égout pour permettre leur acheminement jusqu'aux champs d'épandage de la région de Gennevilliers. Il s'agit alors de la première usine élévatoire destinée à l'irrigation à l'eau d'égout, suivront ensuite les usines de Colombes puis de Pierrelaye, respectivement mises en service en 1895 et 1899. Elle permet, au début du XXe siècle, l'irrigation de 900 hectares de terre dans la plaine agricole de Gennevilliers, ainsi que les 6 hectares du jardin modèle d'Anières, lieu d'expérimentation appartenant à la Ville de Paris.
L'usine est construite sur un site qui expérimentait dès 1867 la technique de l'épandage agricole. Après sa mise en service en 1869, elle connaît plusieurs agrandissements liés à la création de champs d'épandage dans les régions d'Achères à partir de 1895, puis de Méry-Pierrelaye et Carrières-Triel en 1899. Une partie des eaux pompées est ainsi dirigée vers les usines élévatoires de Colombes et Pierrelaye au moyen de l'émissaire général mis en service en 1895.
À la fin du XIXe siècle, l'usine se compose de trois halles adossées construites en brique. En 1902, elle compte 7 groupes de pompages pour une puissance de 1520 chevaux dont le fonctionnement est assuré par 73 ouvriers. Le site dispose également d'un bassin de dégrossissage dans lequel les matières lourdes (détritus, vases et fumiers) présentes dans les eaux d'égout se déposent. Extraites par des dragues, elles sont ensuite évacuées par péniche puis transformées en engrais. Cette infrastructure de prétraitement est complétée par la mise en service d'un second bassin en 1919.
En 1935, dans le cadre de l'application du programme général d'assainissement de l'agglomération parisienne de 1929, une nouvelle usine élévatoire est construite sur le site de Clichy. Le projet comprend le regroupement de l'ensemble des groupes élévatoires dans un bâtiment unique, soit 4 groupes diesels et 10 groupes électriques. Aujourd'hui, cette construction de style art déco est le seul bâtiment historique à avoir été conservé, l'ancienne usine du XIXe siècle étant complétement démolie dans les années 1970. Elle est classée depuis 2019 « architecture contemporaine remarquable » par la DRAC Île-de-France.
Après l'arrêt des épandages en 2001, l'usine connaît des travaux de réhabilitation lancés en 2016. Aujourd'hui, le site est toujours en activité. Il occupe une fonction de prétraitement des eaux usées avant de les rediriger vers les usines d'épuration de Seine Centre, Seine Aval, et Seine Grésillons. Il dispose également d'une station de pompage anti-crue, qui protège la capitale des inondations en permettant l'évacuation en aval de la Seine des eaux pluviales excédentaires.
Modalités d'entrées
Entré le 30/03/2026
Présentation du contenu
La sous-série 20FH porte sur l'exploitation de l'usine élévatoire de Clichy dans la première moitié du XXe siècle. Elle comporte des dossiers relatifs aux travaux d'agrandissement de l'usine réalisés au début des années 1900, ainsi qu'aux travaux de construction de la nouvelle usine élévatoire dans les années 1930. Ces dossiers comprennent des cahiers des charges et devis des travaux, des rapports de suivi des chantiers, ainsi que des plans des installations de l'usine.
Ce fonds contient également des dossiers de contentieux entre la Ville de Paris et des particuliers relatifs à des dégâts causés par la pratique des épandages agricoles. Ils portent principalement sur la région de Méry-Pierrelaye et se constituent de correspondances, rapports d'expertise et décisions de la Préfecture de la Seine.
Enfin, ce fonds comprend des plans des installations expérimentales d'épuration biologique de Colombes et du parc agricole d'Achères.
La sous-série 20FH permet d'interroger les rapports conflictuels entre les services d'assainissement de Paris et les particuliers autour de la pratique de l'épandage agricole. Elle complète la sous-série 1008W portant sur les conflits entre agriculteurs et services d'assainissement dans la région de Méry-Pierrelaye, présentant ainsi un panorama complet des tensions autour de la pratique des épandages. Elle permet également de suivre les évolutions techniques du relevage et du prétraitement des eaux d'égout mises en place à Clichy. De nombreux éléments relatifs à la modernisation du site de Clichy sont aussi conservés dans la sous-série 1FH.
Conditions d'accès
Fonds accessible sur réservation auprès des archives du SIAAP.
Conditions d'utilisation
La reproduction et la diffusion de document est soumise à une demande d'autorisation auprès des archives du SIAAP.
Autre instrument de recherche
1FH - Travaux et exploitation de l'usine de Clichy
11FH - Epandage. Régions de Gennevilliers, de Méry-Pierrelaye, de CarrièresTriel
1008W - Gestion patrimoniale de la région et de l'usine de Pierrelaye
1011W - Budget - Comptabilité - Marchés sur la modernisation des bassins de Clichy et des travaux à La Briche et à Saint-Ouen
1012W - Exploitation du réseau d'assainissement Ouest. Déversements des immeubles d'Asnières sur-Seine, de Bois-Colombes, de Colombes et de Saint-Ouen dans l'aqueduc d'Achères et les dérivations de Saint-Ouen, exploitation de la station d'épuration du Carré de réunion et de l'usine de Clichy, gestion de la sécurité du personnel de Clichy
Cote/Cotes extrêmes
Date
Particularité physique
Évaluation, tris et éliminations, sort final
Conservation 10 ans après 1911
Conditions d'accès
Communicable
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