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Importance matérielle
Biographie ou Histoire
Au début des années 1860, les eaux d'égout de Paris sont rejetées sans traitement dans la Seine à hauteur de Clichy et de Saint-Denis. Pour limiter les rejets, la technique de l'épandage agricole est expérimentée à Gennevilliers en 1869. Cette technique consiste à utiliser les eaux usées pour irriguer et fertiliser les champs de la région. Elle permet ainsi le traitement des matières organiques présentes dans les eaux usées qui se dégradent dans les sols.
L'épandage agricole est généralisé par une loi en 1889. Les surfaces agricoles irriguées à l'eau d'égout atteignent leur maximum en 1906 avec un total de 5 400 hectares de terres d'épandage réparties entre les régions de Gennevilliers (900 ha), Achères (1400 ha), Pierrelaye (2150 ha) et Carrières-Triel (950 ha).
Un tiers des terres d'épandage sont alors propriété de la Ville de Paris, tandis que les deux tiers restants appartiennent à des propriétaires privés. Les terres appartenant à Ville de Paris sont louées à des exploitants devant respecter des volumes d'irrigation minimum imposés par les services d'assainissement. Les terres appartenant à des propriétaires privées sont dites en « irrigation libre », c'est-à-dire que les cultivateurs utilisent les eaux d'égout en fonction des besoins de leurs cultures.
Les surfaces d'irrigation se réduisent dans la seconde moitié du XXe siècle sous la pression de l'expansion urbaine des banlieues. L'épandage prend fin dans la région de Gennevilliers en 1965. La pratique se maintient néanmoins dans les autres régions jusqu'à son interdiction en 2001.
Modalités d'entrées
Entré le 14/06/2018
Présentation du contenu
Ce fonds se compose de documents portant sur l'exploitation des régions d'épandage de Gennevilliers, d'Achères, de Méry-Pierrelaye et de Carrières-Triel.
Pour la région de Gennevilliers, il comprend des éléments sur la gestion foncière des terres d'épandage et l'entretien du réseau d'irrigation. On y trouve notamment des documents relatifs à l'arrêt des épandages dans la région en 1965. Enfin, il contient quelques éléments sur l'exploitation du jardin modèle d'Asnières.
Pour les régions de Méry-Pierrelaye et Carrières-Triel, ce fonds comporte des éléments sur la gestion foncière de la ferme de la Haute Borne ainsi que des domaines de Mery et des Grésillons. Il contient aussi des correspondances et des rapports relatifs à l'exploitation des terres en irrigation libre.
Enfin, pour la région d'Achères, il contient quelques documents sur l'exploitation du domaine de Picquenard.
Cette petite sous-série, composée de 3 articles, se caractérise par sa grande hétérogénéité. Elle permet néanmoins de compléter le corpus documentaire des différentes régions d'épandage. Elle peut ainsi être mise en relation avec les sous-séries 1FH sur l'exploitation de la région de Gennevilliers, 2FH sur la région de Méry-Pierrelaye et 15J qui rassemble des plans des régions de Méry-Pierrelaye et Achères.
Conditions d'accès
Fonds accessible sur réservation auprès des archives du SIAAP.
Conditions d'utilisation
La reproduction et la diffusion de document est soumise à une demande d'autorisation auprès des archives du SIAAP.
Autre instrument de recherche
1FH - Travaux et exploitation de l'usine de Clichy
2FH - Travaux et exploitation de l'usine de Pierrelaye et de la région de Méry-Pierrelaye
15J - Plans historiques. Achères, Bassin du Talon de Botte, Chemin des Boeufs, Domaine de Maubuisson, Domaine Picquenard, Ferme de Fromainville, Ferme de la Ballastière, Ferme de la Garenne, Ferme des Noyers, Ferme du Barrage, Ferme Haute Borne, Fonceaux, Irrigations, Liesse, Mery, Pierrelaye.
Cote/Cotes extrêmes
Date
Caractéristiques physiques
Évaluation, tris et éliminations, sort final
conservation
Conditions d'accès
Communicable
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Caractéristiques physiques
Particularité physique
Évaluation, tris et éliminations, sort final
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