5FH- Objets industriels de l'usine de Clichy

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Cote/Cotes extrêmes

5FH

Date

[1827-2000]

Organisme responsable de l'accès intellectuel

MémEau

Importance matérielle

79 article(s)

Origine

Usine élévatoire de Clichy

Biographie ou Histoire

L'usine élévatoire de Clichy est mise en service en 1869. Elle a pour fonction de relever les eaux d'égout pour permettre leur acheminement jusqu'aux champs d'épandage de la région de Gennevilliers. Il s'agit alors de la première usine élévatoire destinée à l'irrigation à l'eau d'égout, suivront ensuite les usines de Colombes puis de Pierrelaye, respectivement mises en service en 1895 et 1899. Elle permet, au début du XXe siècle, l'irrigation de 900 hectares de terre dans la plaine agricole de Gennevilliers, ainsi que les 6 hectares du jardin modèle d'Asnières, lieu d'expérimentation appartenant à la Ville de Paris.

 

L'usine est construite sur un site qui expérimentait dès 1867 la technique de l'épandage agricole. Après sa mise en service en 1869, elle connaît plusieurs agrandissements liés à la création de champs d'épandage dans les régions d'Achères à partir de 1895, puis de Méry-Pierrelaye et Carrières-Triel en 1899. Une partie des eaux pompées est ainsi dirigée vers les usines élévatoires de Colombes et Pierrelaye au moyen de l'émissaire général mis en service en 1895.

 

À la fin du XIXe siècle, l'usine se compose de trois halles adossées construites en brique. En 1902, elle compte 7 groupes de pompages pour une puissance de 1520 chevaux dont le fonctionnement est assuré par 73 ouvriers. Le site dispose également d'un bassin de dégrossissage dans lequel les matières lourdes (détritus, vases et fumiers) présentes dans les eaux d'égout se déposent. Extraites par des dragues, elles sont ensuite évacuées par péniche puis transformées en engrais. Cette infrastructure de prétraitement est complétée par la mise en service d'un second bassin en 1919.

 

En 1935, dans le cadre de l'application du programme général d'assainissement de l'agglomération parisienne de 1929, une nouvelle usine élévatoire est construite sur le site de Clichy. Le projet comprend le regroupement de l'ensemble des groupes élévatoires dans un bâtiment unique, soit 4 groupes diesels et 10 groupes électriques. Aujourd'hui, cette construction de style art déco est le seul bâtiment historique à avoir été conservé, l'ancienne usine du XIXe siècle étant complétement démolie dans les années 1970. Elle est classée depuis 2019 « architecture contemporaine remarquable » par la DRAC Île-de-France.

 

Après l'arrêt des épandages en 2001, l'usine connaît des travaux de réhabilitation lancés en 2016. Aujourd'hui, le site est toujours en activité. Il occupe une fonction de prétraitement des eaux usées avant de les rediriger vers les usines d'épuration de Colombes, Achères, et Seine Grésillons. Il dispose également d'une station de pompage anti-crue, qui protège la capitale des inondations en permettant l'évacuation en aval de la Seine des eaux pluviales excédentaires.

Histoire de la conservation

Collection d'objets collectée sur le site de l'usine de Clichy à l'occasion de ses travaux de rénovation en 2016.

Modalités d'entrées

Date d'entrée : 03/07/2017

Présentation du contenu

La série 5FH rassemble une collection d'objets issue du service de métrologie de l'usine élévatoire de Clichy. Elle se compose principalement d'instruments de mesure électriques datant de la première moitié du XXe siècle. Ces derniers permettaient de contrôler l'ensemble des équipements de l'usine après son électrification en 1935. La collection contient également quelques équipements de sécurité et des outils de dessin pour la réalisation de plans.

 

Cette collection permet d'aborder l'activité quotidienne de l'atelier de l'usine de Clichy et de son service de métrologie dans la première moitié du XXe siècle. Ces objets peuvent être mis en relation avec la série 1FH portant sur les travaux d'électrification de l'usine et ses équipements de pompage. 

Conditions d'accès

Les objets ne sont pas disponible à la consultation.

Conditions d'utilisation

La reproduction et la diffusion des images est soumise à une demande d'autorisation auprès des archives du SIAAP. 

Autre instrument de recherche

1FH - Travaux et exploitation de l'usine de Clichy

20FH - Fonds Préfecture de la Seine - Contentieux, travaux

Cote/Cotes extrêmes

5FH/1- 5FH/79

Date

1900-2000

Évaluation, tris et éliminations, sort final

conservation

Conditions d'accès

Communicable

Cote/Cotes extrêmes

5FH/22

Notes

Sortie 18/06/2018 : bon état.

Retour 27/06/2018 : bon état.

Cote/Cotes extrêmes

5FH/22/1-5FH/22/3

Date

[1920]-1970

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Usine de Clichy

Particularité physique

Bois, métal

Localisation physique

Salle d'archives de la Cité de l'Eau et de l'Assainissement - SIAAP

Biographie ou Histoire

Par ces outils, fabriqués par Morin, les valeurs de la dureté et de la résistance du métal face à un choc d'une certaine force sont obtenues par la règle de Turpin gravée au verso de la classification des aciers au carbone (type, concentration, résistance et pourcentage de métal et de bronze). L'utilisateur se doit de vérifier la qualité du métal fourni à une époque où les pièces étaient fabriquées en atelier et non par des industriels externes. Ces mesures étaient faites en atelier climatisée, la chaleur dilatant le métal. Pour ce faire, un coup est donné sur la bille de Brinell qui laisse une empreinte d'un certain diamètre sur le cube étalon et sur l'échantillon métallique dont on veut connaître la dureté. Plus l'empreinte est grande, plus le métal est doux. L'utilisateur va comparer les deux diamètres. Pour ce faire, il déplace la réglette « diamètre » selon la dureté de Brinell inscrite sur le cube métallique et le diamètre de son empreinte, cela sert d'étalon, et avec la mesure du diamètre de l'échantillon il obtient la dureté du métal et sa résistance en kilogrammes. Sous cette règle, nous avons la classification des métaux (résistance, concentration, pourcentage en composition de carbone) et la dureté des bronzes (compositions en pourcentage de cuivre et d'étain). Ces outils étaient utilisés dans l'atelier de mécanique jusque dans les années 1970. Ils servent actuellement dans d'autres entreprises dans le domaine de la mécanique de précision, mais se perd petit à petit puisque les industriels indiquent aujourd'hui les caractéristiques de leurs produits.

Modalités d'entrées

Appartenant à la Cité de l'Eau et de l'Assainissement - SIAAP

Évaluation, tris et éliminations, sort final

conservation

Conditions d'accès

NC Hors format

Caractéristiques matérielles et contraintes techniques

Ces éléments, conservés dans une boîte en bois, sont en bon état de conservation.

Bibliographie

Site officiel de sliderules. Page de catalogue d'H. Morin 1934 [en ligne] http://sliderules.nl/media/slide_instructions/Morin_Regle_pour_Essais_des_Duretes_des_Metalix.pdf (consulté le 16/06/2017).

Site officiel d'usinage. Exemple similaire d'éléments pour calculer la dureté et résistance du métal avec la bille de Brinell [en ligne] http://www.usinages.com/threads/appareil-de-durete.63934/ (consulté le 17/07/2017).

Site officiel de Metallurgical Research. Revue de Métrologie, Paris, Vol. 12, N°2 (Février 1915), pp. 104112 [en ligne] https://www.metallurgical-research.org/articles/metal/abs/1915/02/metal19151202p104/metal19151202p104.html (consulté le 17/07/2017).

Cubes étalon

Cote/Cotes extrêmes

5FH/22/3

Date

[1920]-1970

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Usine de Clichy

Particularité physique

Métal

Localisation physique

Salle d'archives de la Cité de l'Eau et de l'Assainissement - SIAAP

Biographie ou Histoire

Ces éléments ont été fabriqués par Morin. Par ces outils, les valeurs de la dureté et de la résistance du métal face à un choc d'une certaine force sont obtenues par la règle de Turpin gravée au verso de la classification des aciers au carbone (type, concentration, résistance et pourcentage de métal et de bronze). L'utilisateur se doit de vérifier la qualité du métal fourni à une époque où les pièces étaient fabriquées en atelier et non par des industriels externes. Ces mesures étaient faites en atelier climatisée, la chaleur dilatant le métal. Pour ce faire, un coup est donné sur la bille de Brinell qui laisse une empreinte d'un certain diamètre sur le cube étalon et sur l'échantillon métallique dont on veut connaître la dureté. Plus l'empreinte est grande, plus le métal est doux. L'utilisateur va comparer les deux diamètres. Pour ce faire, il déplace la réglette « diamètre » selon la dureté de Brinell inscrite sur le cube métallique et le diamètre de son empreinte, cela sert d'étalon, et avec la mesure du diamètre de l'échantillon il obtient la dureté du métal et sa résistance en kilogrammes. Sous cette règle, nous avons la classification des métaux (résistance, concentration, pourcentage en composition de carbone) et la dureté des bronzes (compositions en pourcentage de cuivre et d'étain). Ces outils étaient utilisés dans l'atelier de mécanique jusque dans les années 1970. Ils servent actuellement dans d'autres entreprises dans le domaine de la mécanique de précision, mais se perd petit à petit puisque les industriels indiquent aujourd'hui les caractéristiques de leurs produits.

Modalités d'entrées

Appartenant à la Cité de l'Eau et de l'Assainissement - SIAAP

Évaluation, tris et éliminations, sort final

conservation

Conditions d'accès

NC Hors format

Caractéristiques matérielles et contraintes techniques

Ces cubes étalon, conservés dans une boîte en bois, présentent des traces de rouille.

Bibliographie

Site officiel de sliderules. Page de catalogue d'H. Morin 1934 [en ligne] http://sliderules.nl/media/slide_instructions/Morin_Regle_pour_Essais_des_Duretes_des_Metalix.pdf (consulté le 16/06/2017).

Site officiel d'usinage. Exemple similaire d'éléments pour calculer la dureté et résistance du métal avec la bille de Brinell [en ligne] http://www.usinages.com/threads/appareil-de-durete.63934/ (consulté le 17/07/2017).

Site officiel de Metallurgical Research. Revue de Métrologie, Paris, Vol. 12, N°2 (Février 1915), pp. 104112 [en ligne] https://www.metallurgical-research.org/articles/metal/abs/1915/02/metal19151202p104/metal19151202p104.html (consulté le 17/07/2017).