1009W/ Usine de Pierrelaye et sa région : travaux

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Cote/Cotes extrêmes

1009W

Date

1894-2014

Organisme responsable de l'accès intellectuel

MémEau

Importance matérielle

10,60 ml, 109 article(s)

Origine

DDR / Direction des Réseaux

Biographie ou Histoire

L'usine élévatoire de Pierrelaye est mise en service en 1899. Elle a pour fonction de relever les eaux d'égout acheminées par les usines de Clichy et de Colombes, et dérivées de l'émissaire général au moyen de la Branche de Méry. Elle permet, au début du XXe siècle, l'irrigation des champs d'épandage des régions de Méry-Pierrelaye et Carrières-Triel.

 

Construite à partir de 1896, l'usine comporte deux halles, une abritant les groupes élévatoires et l'autre les générateurs de vapeur qui les alimentent. Les halles se constituent d'une ossature métallique avec remplissage de brique, ainsi que de verrières latérales et zénithales.

 

Au début des années 1900, l'usine dispose de sept groupes élévatoires actionnés par des machines à vapeur alimentées au charbon, pour une puissance nominale de 1100 chevaux. Son fonctionnement est alors assuré par une trentaine d'ouvriers.

 

En 1902, la surface des terres irriguées dans la région de Méry-Pierrelaye atteint 2 150 hectares. La Ville de Paris est propriétaire de 470 hectares, tandis que les 1680 hectares restants appartiennent à des propriétaires privés. Les terres appartenant à la Ville se composent des domaines de Méry et de Saint-Ouen-l'Aumône, ainsi que de la ferme de La Haute Borne. Elles sont louées à des exploitants devant respecter des volumes d'irrigation minimum imposés par les services d'assainissement. Les terres appartenant à des propriétaires privés sont dites en « irrigation libre », c'est-à-dire que les cultivateurs utilisent les eaux d'égout en fonction des besoins de leurs cultures.

 

L'entretien des canalisations et des bouches d'irrigation ainsi que l'ensemble des chemins de la région d'épandage de Méry-Pierrelaye est assurée par une vingtaine de cantonniers, agents de la ville de Paris, au début des années 1900.

 

L'électrification du site de Pierrelaye s'effectue tardivement. Contrairement aux usines de Clichy et de Colombes qui achèvent leur transition vers l'électrique dans l'Entre-deux-guerres, il faut attendre les années 1950 pour que l'usine de relevage de Pierrelaye soit équipée de sept électro pompes de 200 chevaux.

 

Les surfaces d'épandage diminuent progressivement dans la seconde moitié du XXe siècle, avant que la technique ne soit interdite en 2001, mettant ainsi fin à l'activité de relevage des eaux usées. Cela ne marque pour autant pas la fin du fonctionnement du site de Pierrelaye. L'usine, dont la halle historique est encore aujourd'hui préservée, assure le relèvement d'eaux épurées pour irriguer des cultures non-alimentaires alentours. 

Modalités d'entrées

Entre le 10/12/2021

Présentation du contenu

La sous-série 1009W porte l'exploitation de l'usine de Pierrelaye et sa gestion financière. Elle comprend un ensemble de registres permettant de suivre les dépenses de l'usine. Ces registres se composent de carnets d'attachement et de sommiers portant principalement sur la période 1900-1939. Les carnets d'attachement sont tenus par les chefs de services et répertorient l'ensemble des travaux réalisés et leurs dépenses associées. Ils indiquent la nature des travaux engagés, le lieu de réalisation, le recours à d'éventuels prestataires extérieurs, et le coût des réalisations. Les sommiers présentent quant à eux l'ensemble de la comptabilité de l'usine. Ils rapportent ainsi les dépenses liées aux travaux réalisés, à l'achat de combustible énergétique et de divers équipements, ainsi qu'aux paiements de prestataires et aux versements des salaires des employés de l'usine.

 

Ce fonds comprend d'autre part un ensemble de plan portant sur l'usine élévatoire de Pierrelaye et sur le réseau de canalisation des champs d'épandage de la région de Méry-Pierrelaye.

 

La sous-série 1009W permet de suivre l'activité quotidienne de l'usine de Pierrelaye et de sa région d'épandage à travers l'étude de ses registres de comptable. Elle offre ainsi la possibilité d'étudier les métiers et l'activité du personnel du site Pierrelaye.

Conditions d'accès

Fonds accessible sur réservation auprès des archives du SIAAP.

Conditions d'utilisation

La reproduction et la diffusion de document est soumise à une demande d'autorisation auprès des archives du SIAAP. 

Autre instrument de recherche

2FH - Travaux et exploitation de l'usine de Pierrelaye et de la région de Méry-Pierrelaye

11FH - Epandage. Régions de Gennevilliers, de Méry-Pierrelaye, de Carrières-Triel 

15J - Plans historiques. Achères, Bassin du Talon de Botte, Chemin des Bœufs, Domaine de Maubuisson, Domaine Picquenard, Ferme de Fromainville, Ferme de la Ballastière, Ferme de la Garenne, Ferme des Noyers, Ferme du Barrage, Ferme Haute Borne, Fonceaux, Irrigations, Liesse, Mery, Pierrelaye.

1006W - Usine de Pierrelaye et sa région, Environnement, exploitation et sécurité

1008W - Gestion patrimoniale de la région et de l'usine de Pierrelaye

Cote/Cotes extrêmes

1009W/1-1009W/109

Date

1894-2014

Évaluation, tris et éliminations, sort final

conservation

Conditions d'accès

Communicable

Service technique des eaux et de l'assainissement de la Préfecture de la Seine, travaux d'assainissement de la région de Méry - Pierrelaye (1912) : sommier du conducteur de Monsieur GAUDAIRE (Sous-ingénieur).

Cote/Cotes extrêmes

1009W/56

Date

1912

Particularité physique

papier

Évaluation, tris et éliminations, sort final

conservation

Conditions d'accès

Communicable